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Casa Colza

Recherche-action sur la participation dans le cadre de l'hébergement d'ugrence

 


En septembre 2020,  le gouvernement lance l’AMI “ACCOMPAGNEMENT DE PERSONNES EN SITUATION DE GRANDE MARGINALITÉ DANS LE CADRE D’UN LIEU DE VIE INNOVANT À DIMENSION COLLECTIVE”. Par “grande marginalité”, il faut entendre : personne avec des chiens ne pouvant donc accéder aux centres d’hébergement ou encore des personnes pour qui l’accompagnement social “classique” ne convient pas.

En réponse à l’AMI, l’association Saint Benoit Labre s’associe à Rennes Métropole afin de proposer 2 lieux de vie de chacun 10 personnes où les personnes vivraient “chez eux”, en autonomie, ou presque, sachant qu’à minima 2 travailleurses sociaux passeraient la journée à la maison, en semaine, afin d’y prodiguer un travail social innovant, qui s’adapte au spécificités de la maison et de ses habitants. 

Rennes Métropole identifie 3 maisons vacantes de la métropole qui pourraient être mises à disposition à l’association dans le cadre d’un bail précaire ou encore d’une convention d’occupation. 

Notre collectif d'étudiant·e·s est associé en Mars 2021 au projet, une semaine avant que les 5 premiers habitants s’y installent. L'enjeu est de réaliser un prototype pour l'association, avec un budget de 3500 euros.

Nous visitons la maison une première fois avant que les nouveaux habitants s’installent. Une famille de 11 personnes réfugiées l’occupe. La maison est complètement insalubre, les murs couverts de moisissures, l’air difficilement respirable et la famille nous dit avoir des problèmes de santé graves depuis 2 ans qu’ils l’habitent. On s’interroge : malgré la promesse de “remise à neuf” de RM à l’aide de coup de javel et d’un coup de peinture, sera-t-elle habitable ? Peut-on décemment loger des personnes, même en grande précarité, dans un logement qui rend malade ? 

2021

Équipe : Noée Geindre et Violette Robin
avec le collectif Ces'son Care·Ker

Maîtrise d’ouvrage :
Association Saint-Benoit Labre

Type de réalisation :
Conception et construction d'aménagements extérieurs collectifs 
Ateliers de co-conception

 

 

   

 

 

Les 5 premiers habitants s’installent et nous nous interrogeons : “qu’est ce qu’on fout là?” Ca c’est la question que nous pose dès le départ Camille, la psy, et qui sera notre ligne guide de pensée pendant le semestre. Nous savons dès le début que nous voulons mettre en place une démarche “en action”, qu’on veut “co-construire” avec les résidents mais on a pas une foutue idée de comment on va réussir ça. 

Nous mettons en place la « méthode colza » qui se saisit de la démarche de « permanence architecturale » et la réajustons aux spécificités du projet.

Afin de construire le projet « avec » les habitants, nous sentons que nous devons établir un lien de confiance sur le temps long et nous décidons vite de revenir chaque semaine, un voire deux jours, pour 4 ou 5 heures chaque fois. Nous ne sommes donc pas là en permanence comme le suppose cette méthode, mais régulièrement et nous réalisons que nos absences comptent autant que les présences. 

Ces rencontres nous permettent de définir que le premier geste à construire est collectif, que chacun des habitants doit pouvoir y déposer de soi et construire avec les autres quelque chose d’intime en collectif . Car si nos visites ont bien quelque chose de palpable, c’est leur effet sur l’entente entre les colocataires : à chaque début de journées, les tensions sont souvent lourdes, avec un gestion de la colère compliquée à apaiser. Mais si nous quittons Cesson à chaque fois complément rincés, les gars, eux, ont retrouvé le sourire et parlent ensembles des belles choses qu’ils vont accomplir dans la maison. 

Finalement, ce que demande cette démarche, c’est de s’avoir s’ajuster aux changements, aux imprévus, de composer avec afin de créer une architecture qui s’adapte aux besoins et imperfections des humains. 

Nous proposons donc de construire une « structure capable », 

  • capable de recevoir les envies et besoins des habitants 
  • Capable de supporter des expérimentations 
  • D’accueillir différents usages
  • Capable de se monter, se démonter et de se remonter ailleurs
  • De s’adapter aux différents sites, en proposant des compositions libres

Nous pensons cette structure comme le support d’une bibliothèque des savoirs, un témoin de la construction du collectif et de la démarche de réhabiter de David, Mat, Ptit Ben, Ludo et Benoit puis des 5 futurs habitants. Ici, entre autres choses, nous proposons : un sauna pour se détendre, une serre pour le projet de permaculture de David, des terrasses dans les hauteurs pour combler les envies de grimpe de Mat et Ptit Ben, un atelier pour Ludo et Benoit… 

Nous avons conçu cette structure comme un assemblage tri directionnel de sections de bois de 9*9 s’assemblant à l’aide de tiges filetées, d’écrous et de rondelles. Les cubes une fois assemblés peuvent se juxtaposer et se superpositionner dans toutes les directions, se rigidifiant chaque fois un peu plus à mesure qu’on les assemble. Nous prévoyons également des fondations légères à l’aide de vis de fondation et produisons un notice de montage. 

En parallèle du montage de cette structure, nous prévoyons tout le second oeuvre en réemploi et mobilisons un large réseau : articonnex pour le cp, une entreprise de menuiseries nous donne des pelletées de fenêtres, nous récupérons des bennes de palettes pour effectuer nos planchers, du filet etc…